Wazemmes contre la haine

Le 15 janvier, le Centre Culturel Libertaire a été attaqué par un groupe d’extrême droite. Depuis deux ans, l’extrême droite s’illustre pardes tags sur leCentre J’en Suis J’y Reste, l’Offensive oule Planning Familial, et par de trop nombreuses agressions dans les rues de Lille. C’est aussi le meurtre raciste de Djamel Bendjaballah à Dunkerque.

Si le CCL est une cible, c’est parce qu’on y défend un anarchisme inclusif. Car on s’y bat contre le sexisme, le racisme, l’homophobie, la transphobie, la neuronormativité et la toxicophobie. Car il y a de la place pour celles et ceux qui sont exclues de cette société capitaliste, patriarcale et validiste.

Le CCL est un lieu autogéré. Pour le défendre, il faut le faire vivre.

De nombreux collectifs y trouvent un lieu ou se réunir, s’organiser et agir. C’est un espace qui vit au rythme de ses concerts et soirées de soutien, son émission hebdo sur Radio Campus, ses cantines véganes, sa bibliothèque, ou de l’atelier clefs dernièrement créé, etc. et ce depuis bientôt 40 ans (dont 26 à Wazemmes). Tout ou presque est inscrit sur l’agenda et le site internet. Venez, participez ! Pour s’organiser et proposer, il y a l’AG tous les derniers samedis du mois.

Si cette attaque est un coup dur pour les habitué·es du CCL, en particulier pour celleux ayant subi l’attaque ce soir-là, l’élan de soutien fait quand même chaud au cœur. Près de 150 personnes se sont rassemblées rue Colmar le lendemain midi, et plus de 350 lors d’une manif sauvage dans le quartier le surlendemain. Le CCL a même reçu un communiqué de solidarité d’un Centre Culturel Libertaire d’Amazonie à Belém au Brézil !

N’hésitez pas à venir tôt aux concerts, pour soutenir l’équipe et faire le nombre. Ça vaut aussi pour les événements du Centre J’en Suis J’y Reste. Face au fascisme, on serre les rangs : solidarité, autodéfense populaire !

Subvertir le fascisme, du Sénat à la rue Masséna
De l’Élysée jusqu’aux reclus !