Y’a des grèves qu’on ne soutient pas. C’est le cas de celle des matons des prisons de Sequedin, près de Lille, qui se sont réunis le 9 avril devant le tribunal de Lille à l’appel du syndicat FO Pénitentiaire. Cette mobilisation a été suivie d’une grève nationale le 27 avril, et 14 des 17 prisons du NPDC étaient bloquées, pénalisant les personnes emprisonnées et leur proches.
Fait amusant : ils sont vraiment pas loin de dire que la prison ne sert à rien. Leur constat, c’est que l’augmentation du nombre de places ne diminue pas le nombre d’incarcérations et l’augmentation de l’utilisation des bracelets (1600 dans le Nord) n’a également aucun effet. Par conséquent, toutes les prisons de la région sont sur un 200 % de surpopulation constant. Ils se plaignent aussi de la quantité d’heures sup’ qu’iels doivent faire : jusqu’à 60h par mois ! À les écouter, ce seraient eux les premières victimes de la prison… mais quel foutage de gueule ! Hé, franchement, si ça te fatigue trop de violenter des prisonniers à longueur de journée, on l’a la solution : le feu aux la démission.
Évidemment, avec des conditions pareilles, les tensions se font sentir, un maton témoigne (sortez les violons) : « jets d’urine, crachats, violences physiques et menaces de mort sont courants », c’est donc pour ça qu’ils voient jaune !
Surpopulation ou non, les conditions d’emprisonnement ne seront jamais bonnes. Pour rappel, dans la région – à Vendin-le-Vieil – le premier QLCO (Quartier de lutte contre la criminalité organisée) a vu le jour. Là-bas, pas de surpopulation puisque la stratégie est de torturer les prisonniers par la privation de tout contact humain. Un « trafiquant de drogue », ça mérite bien la torture, non ?
