Guerre à la guerre, c’est le nom d’une « campagne » lancée par une coalition d’organisations militantes l’année dernière. Cette campagne n’est pas faite de prairies et de ruisseaux paisibles, c’est bien un petit programme d’agitation politique radicale qui est en jeu !
À Lille, un groupe se constitue fin 2025 avec des militant·es d’organisations et assos anti-impérialistes, décoloniales ou écolo-radicales locales. Le 23 avril dernier, une présentation du projet a lieu dans un café lillois, power-point à l’appui. Pas moins de 100 personnes s’y pointent, débordant rapidement le cadre professoral (qui servait surtout de prétexte pour lancer le sujet) : dans le public, les trotskistes du PT ou du Poing Levé donnent des informations importantes sur les liens entre l’OTAN et Sciences Po ou sur les élus collaborationnistes du sur-financement de l’Armée française, les stals de l’URC trouvent qu’ils ont « plein de points communs» avec les propositions de « Guerre à la guerre », les maoïstes – bien que peu nombreux et divisés en « JR » ou ORA – sont prêts à y aller, méthodiquement et keffieh sur le chou. Et les anars, et les autonomes ? Plusieurs groupes ou individus sont aussi présents. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu une assembléeaussi diversed’ultra-gauchiasses à Lille et ça fait plaisir ! Quand on sait que les grandes chefferies nationales de gôche s’écharpent (tricolore) sur la nouvelle scission-coalition-NUPES-NFP-2027, dans le Nord, on se retrouve sur une ambition commune : combattre la guerre, concrètement et localement.
Première cible : l’entreprise Thales.


