Reculer pour mieux déserter

Ça n’a échappé à personne, le nationalisme a le vent en poupe. Depuis 2017, la stratégie de l’État est claire : le bourrage de crâne doit se faire à tout les étages. Tu es jeune ? Hop, service national. Tu as l’âge de faire des gosses ? Hop, accepte de « perdre tes enfants » à la guerre. T’es vieux·eille ? Direction les « Maisons fRance Autonomie » (nouveau nom des EHPAD). Tu bosses ? Hop, les premières lignes, en joue, nous sommes en guerre pour la souveraineté nationale ! Tu bosses pas ? Hop, va à fRance Travail et pourquoi pas devenir réserviste ? Le clou du spectacle aura été le nom du prochain navire de guerre appelé « fRance Libre » – sûrement capable de tirer des obus de libération, donc. C’est tellement bas et médiocre que c’en est presque insultant. On a pu voir qu’être volontairement ridicule a permis l’élection de nombreux fascistes à travers le globe, et toute cette propagande patriotique s’inscrit dans leur sillon. Pour le moment, on se contente d’en faire quelques blagues avant de parler d’autre chose, mais FRANCE apparaît partout.

Toute ces grosses ficelles vont devoir être coupées ! Les mouvements antimilitaristes ne sont pas nouveaux, c’est donc à nous de ressortir des textes, des œuvres, de s’inspirer des actions du passé et de ce qui se passe maintenant ailleurs, de s’adapter et de réapprendre à déserter. Si vous n’êtes pas familier·es de l’expression « objection de conscience », on recommande chaudement de vous y intéresser.

Non au natalisme – Non au militarisme – Non au nationalisme
Une seule nation, la procrasti-nation.