Feux à la prison

Cette année encore, pour fêter le nouvel an, des camarades ont choisi de partager les réjouissances avec les prisionnier·ère·s de Sequedin. En allant tirer les traditionnels feux d’artifices aux abords de la prison, iels ont offert un petit spectacle pyrotechnique aux détenu·e·s.

À l’heure de la chasse aux téléphones qui renforce d’autant plus l’isolement des personnes incarcérées, cette action de solidarité festive a permis, on le souhaite, de rompre un peu l’isolement carcéral et de réchauffer les coeurs, le temps du réveillon.

La France enferme toujours plus et les politiciens nous promettent des conditions de vie derrière les barreaux, toujours plus dures. Mais l’enfer-mement n’est pas la solution, pas même à la tranquillité bourgeoise.

Crève la taule

Kanaks enfermé·e·s près de chez vous

Courant mai, des révoltes ont éclaté en Kanaky (souvent appelé avec son nom colonial « Nouvelle-Calédonie ») suite à un projet visant à donner encore plus de pouvoir aux colons. Ceux-ci ont déjà un pouvoir énorme sur l’île qui vient de leur contrôle total sur le logement, les commerces, les entreprises. Comme dans les départements d’outre-mer, les blanc·he·s, notamment métropolitain·e·s, sont privilégié·e·s dans l’accès aux boulots qui donnent un niveau de vie décent. C’est donc un système de ségrégation bien huilé qui s’exerce sur la Kanaky.

En réponse à ces mouvements indépendantistes, l’état à déployé l’armée et à toléré la formation de milices coloniales, les prisons ont également étés utilisées comme un outil de contrôle : 7 militant·e·s du CCAT (Comité de Coordination des Actions de Terrain) ont été arrêté·e·s puis déporté·e·s vers la fRance métropolitaine avant d’être placées dans de multiples centres pénitentiaires. D’autres militant·e·s kanaks qui étaient porté·e·s disparu·e·s ont été retrouvé·e·s éparpillé·e·s dans des prisons aux quatres coins de l’hexagone. C’est ainsi que, dans les prisons de Lille-Annœullin et de Maubeuge, des indépendantistes sont incarcéré·e·s. Cet éclatement est évidemment une stratégie pour réduire au maximum toute forme de protestation et de solidarité, prouvons-leur qu’ils ont tort !

Pour leur apporter notre soutien, on peut leur envoyer du courrier ou donner à des cagnottes (sur helloasso). Sur Lille : vous pouvez contacter le collectif L’Arrache à l_arracheⒶriseup.net

 

 

 

texte publié dans Anarchie Locale n°6

Se faire la belle : dans les CRA aussi

Le 10 mai dernier, 7 personnes ont réussi à s’évader du Centre de Rétention Administrative (prison pour étranger·es) de Lesquin, au sud de Lille. Une évasion qui ne manquait pas de panache : ils sont passés par la grande porte avec le badge d’un maton. Et pouf, dehors ! La même nuit, 10 autres s’étaient fait la malle du CRA de Sète. Malheureusement 2 se sont fait toper et ont été expulsés le lendemain.

En attendant que les murs ne tombent, on pense à notre pote d’Emmaüs Nieppe qui s’est fait enfermer il y a 2 mois. L’État essaye de l’expulser, et d’éteindre la colère des grévistes d’Emmaüs au passage, qui attendent toujours leurs papiers promis par la Préfecture en février (lire Anarchie Locale n°1bis).

 

 

 

texte publié dans Anarchie Locale n°4

Nouvelle tendance en Start-Up Nation : Découvrez le braquing

Ce 6 mars, une personne au RSA et sans domicile s’est faite arrêtée pour avoir tenté de se sortir de la galère. Son crime ? Avoir braqué 1 boulangerie, 1 fleuriste et 6 carrefours. Il aurait récupéré entre 500 et 3000€ pour chacun de ses braquages. Et on dit que les gens qui bossent pas sont des fainéants, décidément on n’aime pas la réussite dans ce pays !

Comme il est sans domicile, impossible pour les flics de toquer chez lui à 6h du mat’. Un arsenal démesuré à donc été déployé pour protéger ces pauvres magasins : toutes les données mobiles des antennes téléphoniques proches des Carrefour sont épluchées pour trouver une correspondance entre les braquage et une surveillance continue est effectuée. Plus dégueu encore, lorsque les condés découvrent que notre ami est au RSA, ils postent des keufs en civils devant toute les banques postale jusqu’à tomber sur lui.

On espère qu’il a pu un peu profiter de son butin avant de se faire chopper. Force à lui, qui est en cage en attente de son procès.

 

 

 

texte publié dans Anarchie Locale n°2

Numéro 1Bis – Mars 2024

Basé sur un premier format distribué quelques mois auparavant (c’est pour ça bis), ce feuillet d’informations lilloises voit le jour avec une quinzaine de mains. On espère en faire un mensuel.

Imprimez-le en masse, distribuez-le où bon vous semble (Penser à imprimer sur des feuilles A3 même si A4 est possible aussi, recto-verso en retournant sur les bords courts)

N’hésitez pas à nous envoyer vos contributions pour les numéros suivants : anarchielocale59@subvertising.org !

 

pdf : journal_2024_no1

PAS DE CRA, NI À DUNKERQUE NI AILLEURS !

Les Centres de Rétention Administrative (CRA) sont des prisons pour étranger·e·s dont le seul délit est de ne pas avoir de papiers français. Il y en a 25 en France, et l’État prévoit d’en construire d’autres prochainement, dont un à Dunkerque. Ça en fera 3 dans la région, après celui de Coquelles (à côté de Calais) et Lesquin (Lille).
Des personnes meurent tous les jours en essayant de rejoindre l’Europe, réelle forteresse avec ses barbelés et sa police (Frontex) dont l’ancien patron vient de rallier le RN, si on avait un doute sur leurs motivations racistes. La priorité de l’État français est de maintenir dans la misère, traquer, arrêter et enfermer les exilé.es… La toute nouvelle loi Immigration en est une très bonne illustration !

Les frontières tuent ! Elles ne sont pas à défendre, elles sont à détruire !

 

dessin en noir et blanc. 2 personnes regardent un CRA bruler. Il est écrit "non aux constructios, feu aux centres de rétention".

 

 

– Publié dans Anarchie Locale n°1bis