Contre la Saint-Valentin

Pour la « fete de l’amour », on vous propose un bouquet de brochure à lire:

Contre l’amour – Pour entamer la construction d’une affection abondante, sans dominations et sans dépendances. – infokiosques.net

Polyalgie – « texte rédigé dans le but de faire une retour critique sur le modèle polyamoureux » – infokiosques.net

Que c’est bon d’avoir mal – « j’écris ceci parce que j’aurais bien aiméqu’il y ait des ressources pour me guider quand j’ai découvert que j’aimais ressentir de la douleur » infokiosques.net

Baiser des meufs trans – « je voulais parler aux autres meufs trans de la façon dont nous aimons baiser » – trrransgrrrls.wordpress.com

SelFrisson – « quelques textes sur la masturbation et autres formes de plaisir sensuel solitaire… » – infokiosques.net

Un peu de fierté dans la Pride

Le samedi 15 juin c’était la Pride à Lille. Arrivées en retard au niveau de la Grand Place, on a eu du mal à être fières de quoi que ce soit. Entre les chars crachant de la zik commerciale, sephora qui avait repeint son magasin en arc en ciel et le sigle « cfdt » sur tous les petits drapeaux agités. On croise ça et là des copaines perdu.es, les yeux ronds à la recherche d’un infime message politique. Au moment où on hésitait à se rentrer, un clap clap clap antifasciste vient nous réchauffer les oreilles.
A partir de là c’est petite manif sauvage pas si deter mais ça a plutôt de la gueule et ça gueule. ça claque quelques fumis et pétards. ça tente de devancer les keufs, tout le cortège est plutôt soudé et mobile.
Après une rando d’une heure, la flicaille finit par nous nasser. Mais la nasse qui rit queer est restée calme, solidaire. Au moment du contrôle d’identité collectif, on s’est toustes rendu compte qu’on s’appelait « Camille Dupont », incroyable non ?! Plus peur du contrôle, les poulets sont blasés et nous escortent comme des stars à Répu où on arrive avec le sourire aux lèvres. Ok la certitude de pas avoir fait revivre les émeutes de Stone Wall, mais de pas leur avoir fait honte non plus. L’année prochaine on remet ça ! (Plus de détails sur Lille Indymédia).

 

 

 

texte publié dans Anarchie Locale n°5

Radicalisons la Pride

La première Pride était une émeute. En 1969 à New York au bar Stonewall Inn, en réaction au harcèlement policier contre les personnes LGBTQ+, les pavés ont volés. Les personnes trans, handi·es, fol·les, racisé·es, travailleur·euses du sexe avaient déjà une place importante dans les luttes, et il est donc inconcevable de les en exclure aujourd’hui.

Ici à Lille comme partout ailleurs, La Pride est devenue une opération commerciale ou politique pour se réapproprier nos luttes et faire du pink washing. Repolitisons ce qui doit rester une manifestation pour nos droits et notre libération. Parlons du climat de transphobie qui s’aggrave, de nos ennemis capitalistes et fascistes, de la nécessité de changer de système économique et social, d’organisation politique.

Alors soyons fièr·es, de nos victoires passées pour lesquelles nous n’avons personne d’en haut à remercier, de nous battre encore aujourd’hui pour faire péter les normes que la société nous impose et construire un monde sans oppressions.

Prends donc un masque pour se protéger des keufs curieux, ce qui peut permettre à nos camarades à la santé fragile de venir aussi.

REJOIGNEZ–NOUS POUR UN CORTEGE VENER LE 15 JUIN !

 

 

 

texte publié dans Anarchie Locale n°4

Top des punchlines féministes du 8 mars

Le 8 mars 2024, journée internationale des droits des femmes, il y a eu entre 3000 et 4000 personnes en manif à Lille, du soleil et des chants déter ! On vous mijote une sélection de slogans ou pancartes qui ont bien marché :

Vis chaque jour de ta vie comme si c’était le dernier de Darmanin
• On ne rasera ni les murs ni nos chattes
• Les terfs en civière
• Patron, patrie, partriarcat : même racine, même combat

Sur un autre registre, un truc qui a bien marché aussi : 3 gros chassés dans les genoux d’un mec qui gueulait sur le cortège comme quoi «  il faut arrêter, il n’y a plus de femmes menacées en France  ». Les chiennes mordent !

 

 

 

texte publié dans Anarchie Locale n°2