On voulait revenir sur Violette Spillebout, notre girouette macroniste locale dissidente du Parti Socialiste lillois élue députée en 2022. Dans ses faits d’armes, elle est co-rapporteuse de la commission Bétharram sur les violences solaires à l’Assemblée Nationale, mais aussi mobilisée contre Bolloré lors de la nomination de Geoffroy Lejeune à la tête du Journal du Dimanche (JDD) en 2023.
À Lille, elle est élue d’opposition depuis 2020, et elle se plaint d’un manque de démocratie chez le PS, autant sous Aubry que sous Deslandes. Dans son programme pour les municipales 2026, on y trouve de tout : grand parc de 15hA à Saint-Sauveur, plus de participation citoyenne, mais aussi +100 flics municipaux, armés et parqués dans un « grand Hôtel France » qui rassemblerait la mumu et la natio…
Ses contradictions ne s’arrêtent pas à ça : on a récemment appris par « indiscrétion de presse », que si elle devient maire de Lille, elle donnerait beaucoup plus la voix aux oppositions, France Insoumise comme Rassemblement National. En gros, elle veut donner une délégation de services pour les élus de ces partis… mais de manière révocable et sous condition de suivre la ligne dictée par la majorité (vive la démocratie). Elle ne cesse de renvoyer dos-à-dos LFI et RN, disant que l’un alimente l’autre. Mais c’est bien son parti La République en Marche ou Renaissance (qu’elle cache dans le contexte municipal) qui a offert un boulevard à l’extrême droite depuis 2017 par des politiques anti-pauvres et racistes. C’est qu’il faut aller débattre avec l’extrême droite ! Pas étonnant qu’on la retrouve sur CNews, dans le JDD, et même dans la grande soirée « Face à vous » organisée en novembre 2025 par le groupe Bolloré : Geoffroy Lejeune aux manettes, Christine Kelly, Éric Zemmour, Sarah Knaffo pour mettre du piment. Bref, une belle sauterie réunissant ceux qui veulent la fin de la démocratie en rêvant de parades policières à la sauce mussolinienne. Spillebout y intervenait pour parler de violences scolaires, mais, agitant les paniques morales du camp idéologique qui l’accueille aujourd’hui, elle semble plutôt parler des violences subies par les profs… « Il faut que les professeurs soient soutenus quand ils sont agressés, insultés. Dès le premier mot d’incivilité dans l’école, il faut qu’il y ait un barème de sanction plus sévère. »
Plus récemment encore, on l’a vue dans les rues lilloises interviewée par Tony Pittaro, un ancien journaliste de CNews qui fait des vidéos avec presqu’exclusivement des gens d’extrême droite (UNI, candidats RN ou Reconquête, Nemesis).
Donc, de « barrage républicain » face à l’extrême droite il a quelques années, elle veut finalement discuter avec, et même lui donner une voix au conseil municipal de Lille. Mais ni de gauche ni de droite, hein !