Hauts de France : des milliards pour les data-centers

Les lobbyistes de l’IA déboulent sévèrement dans le Nord. Après l’annonce par les Canadiens de Brookfield de 10 milliards d’euros d’investissements en 2025 pour des data centers à Cambrai, c’est maintenant les Néerlandais de Nebius qui veulent s’installer à Béthune avec 8 milliards et enfin les Japonais de Softbank qui veulent « investir » 45 milliards à Loon-Plage (proche de Dunkerque et des affreuses usines de batteries électriques Prologium et Verkor et de frites surgelées de Clarebout), à Bouchain (à côté de Valenciennes) et enfin en Picardie à Bosquel (à côté d’Amiens). On ne parle même pas de la consommation en eau et en électricité de toutes ces infrastructures numériques.

Ces annonces semblent tristement ironiques quand, 2 semaines plus tard, la canicule nous tape de plein fouet. Mais les fossoyeurs nous rassurent : ce seront des centres décarbonés alimentés au nucléaire. Et puis ils réfléchissent à créer des IA « sobres ». Mais rien dans l’IA ne peut être sobre : le minage des métaux rares exploite et alimente les guerres, comme au Congo ou au Soudan ; les modèles se construisent sur le travail de milliers d’ouvrier·es, et on ne sait pas trop quoi foutre des déchets atomiques de la plus grosse centrale française à Gravelines qui alimentera ces data centers. Et tout ça pour toujours plus inonder le net de contenus merdiques.

En complément, des écoles spécialisées dans l’IA vont voir le jour histoire d’endoctriner les plus jeunes et de normaliser l’utilisation systématique des IA partout tout le temps.

La seule IA sobre, c’est celle qui n’existe pas !

Cartographie des projets de data-centers par l'association Le nuage était sous nos pieds

Une carte des projets de data-centers (et des luttes amorcées contre) est trouvable sur le site de l’association Le nuage était sous nos pieds.