Henri Lenfant tué par le GIGN : le gendarme acquitté

Mi-juin 2026, c’était le procès en appel d’Alexandre Bougy, le gendarme du GIGN qui a abattu Henri Lenfant dans une voiture le 28 septembre 2018 devant l’aire de gens du voyage dans laquelle il vivait. Le procès étant aux assises, une dizaine de juré·es civil·es a pu donner un avis favorable pour sauver le cul de ce pauvre gendarme. Il se défendait en disant « c’était lui ou moi ». Ou encore « il aurait pu se laisser interpeller, il a fait son choix ». Il a été acquitté par la justice.

Cette nuit-là, Henri se gare devant son lieu de vie et éteint le moteur. Ses deux passagers sortent du véhicule, mais lui reste à l’intérieur. Deux flics cagoulés bondissent face à lui, et une voiture du GIGN se colle derrière. Tout en le braquant, un premier schmitt brise sa vitre et lui dit de descendre. Il tente de faire sortir Henri, aidé par deux autres militaires en renfort, mais il est cramponné à son volant avec ses deux mains. Face à la justice, Bougy et ses collègues déroulent leur version : sans que ça ne soit « conforme », le tueur ouvre la portière passager et se met à genoux sur le siège, arme au poing. Il tire le frein à main et tente de tirer la clé sans succès. « Soudainement » (et magiquement), alors qu’Henri est toujours recroquevillé sur son volant, le moteur redémarre. Et la voiture effectue un très long périple d’environ 6 secondes à une vitesse de pointe de 15 km/h, et Henri aurait tenté – légitimement – de dégager le gendarme de l’habitacle. C’est là que le schmitt a vu sa vie défiler. Faut dire qu’à cette vitesse, le danger de mort est « caractérisé ». À cet instant, l’arme est entre l’appui-tête et la nuque d’Henri. Il tire.

Vive les gendarmes, des êtres stupéfiants (au bout d'un doigt d'honneur, 2 insectes gendarmes trônent).